Ep 20 - L'Acharnement Du Bourreau

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Enfin, nous arrivons ou bout de cette liste !

La boite à outil est maintenant complète avec cette dernière technique, et c'est celle que j'ai appelé « l'acharnement du bourreau » !

Ici, nous en sommes à un point ou le bourreau prend manifestement un plaisir malsain à s'acharner sur sa victime.

La seul chose qui peut l'identifier, c'est que la victime s'est plainte auprès de lui de ses comportements abusifs, mais le manipulateur à continué d'abuser en utilisant toutes les techniques qui ont fonctionnées jusqu'à présent.

La victime n'a peut-être même pas encore envisagé de le quitté complètement. Peut-être qu'elle s'était accommodée de ce style de vie jusque là mais qu'elle commence à avoir plus de reproche que de satisfaction dans sa relation avec lui.

Donc il n'y a pas de technique spécifique à proprement parlé. La seule caractéristique que j'ai trouvé pour l'identifier, c'est ça: La victime signale son malaise, il refuse de l'entendre, ne se remet pas en cause et persiste, voir redouble d'effort dans la nuisance.

Donc toutes les techniques, à très haute dose, peuvent amener à cet acharnement.

C'est un dosage subjectif, mais c'est une technique hautement subjective dont je vous parle là.

J'insiste sur le fait que la notion de subjectivité a vraiment été un fil rouge durant tout ces épisodes, car elle définit le seuil de tolérance que tout le monde doit pouvoir définir pour lui.

D'autant qu'avec l'âge et les expériences, ce seuil varie.

Il change, et on finit par tolérer un peu plus de tels choses et moins de tels autres.

Mais l'acharnement du bourreau, c'est ce niveau d'intensité qui, quelque soit le seuil de tolérance de chacun, met la plupart des gens d'accord.

C'est le moment ou la victime, après avoir subit en l'acceptant, finit par réagir et veut que ça change.

Le problème est qu'elle est tellement imprégnée des mots et des idées de son manipulateur, des mot et des idées qui sont le reflet de ses besoins à lui, qu'elle ne sait pas comment s'en sortir, sans même compter les entraves matériels et familiales qui peuvent la lier à lui.

Son bourreau ne l'écoute pas, pense à sa place, lui dit ce qu'elle doit ressentir, voir la méprise ou la bat, et elle ne sait comment renverser cette force qui l'accable.

On est dans cette étape ou le bourreau dé-personnifie sa victime au point ou ses besoins peuvent être négligés dans le meilleur des cas, sinon niés, et écrasés, dans le pire.

Dans les situations les plus extrêmes, il fait en sorte d'agir au nez et à la barbe des proches sans jamais se faire voir car il arrive toujours à noyer le poisson avec sa maitrise de toutes les précédentes techniques.

Et c'est utile pour bercer d'illusions les proches qui sont restés, car le ménage à été fait dans l'entourage de la victime.

Les sceptiques et les menaces ont été évacués, et ceux qui sont toujours là n'ont pas encore compris tout les effets de fascination dont on les abreuve.

Et sur la victime, il y a eu lavage de cerveau, ou tentative, puis mécanique de culpabilisation/victimisation, de la dévalorisation, du chaud/froid, et peut-être même de la violence physique en plus de toute ces violences psychologiques.

Encore une fois, la seule solution est la fuite, avec, si possible, le soutient d'un proche, mais vous comprenez bien que c'est terriblement compliqué.

La plupart des gens ne souhaitent pas prendre parti en voyant ce qui, d'un point de vu extérieur, peut ressembler à une querelle de couple, ou l'équivalent.

Ce n'est que mon point de vu, peut-être que quelqu'un saurait me donner tort la-dessus, mais les personnes victimes qui se retrouvent dans ce cas de figure là le sont très certainement parce qu'elle n'ont pas voulu partir avant d'avoir une véritable preuve convaincante des mauvaises intentions de leur bourreau.

J'ai l'impression qu'elles peuvent s'acharner parfois à chercher la preuve ultime qu'aucune autre explication n'est possible.

Elles ont systématiquement choisi de remettre en doute l'hypothèse de la malveillance car il y avait toujours un doute raisonnable et une autre explication.

Et le fait est qu'il Y A TOUJOURS un doute raisonnable que la personne n'est pas mal intentionnée !

Mais s'accrocher à ça, c'est un mauvais calcul car la preuve irréfutable arrive toujours beaucoup trop tard.

Parce que si on décide de partir uniquement quand il n'y a plus d'autre possibilités, quand il y a 100 % de certitudes que c'est de la manipulation malveillante, et bien on s'est jeté soi-même dans le piège 100 % mal intentionné et on à bien pris le soin d'éviter 100 % des chances de fuites qu'on eu sur le chemin.

C'est une stratégie de survie qui ne paie pas !

Parce qu'il ne faut pas l'oublier ! Le risque qu'on prend à vouloir rester avec un bourreau, c'est un risque vital qui est engagé.

Et être trop optimisme peut faire oublier ce risque.

Il ne faut pas imaginer ce qu'on risque si on à raison, mais bel et bien ce qu'on risque si on à tort!

Malheureusement, les facultés de la victime à juger de sa propre situation sont forcément altérées et biaisées par quelqu'un qui abuse de la dévalorisation, de la culpabilisation, et de la victimisation sur elle.

Et il y a aussi le fait que s'il peut y avoir des preuves recevables légalement pour justifier de certaines mauvaises intentions du manipulateur, ce n'est pas le cas pour toutes les preuves.

Beaucoup de victimes se retrouvent piégées à ne pas pouvoir faire valoir un statut légal sur des actes significatifs du bourreau.

Et ne pouvant légalement l'empêcher de nuire, elles se contentent souvent de collecter des preuves indirectes ou juste répréhensible moralement.

Quand on l'a vécu de l'intérieur, le cumul de ces évènements prouvent quelque chose, mais retranscrits d'un point de vu extérieur, beaucoup de ces éléments perdent de leur pouvoir de conviction, ou sont irrecevable par la justice.

Ces signes d'acharnement sont toujours plus parlants pour la victime que pour les spectateurs, qui vont malheureusement souvent minimiser l'ampleur de la nuisance.

Et c'est humain. Les gens, ne l'ayant pas vécu, ou qui ne sont pas en empathie, ne comprennent pas la situation du point de vu de la victime, même s'ils essaient de s'en approcher.

Donc les preuves que la victime à subit ne peuvent convaincre que les gens qui sont déjà convaincus.

Comme c'est la seul technique ou les intentions ne sont plus rangées dans les non dits, selon moi, c'est la seule ou nous pouvons dire que nous avons affaire à un pervers narcissique, même si l'expression est très souvent mal utilisée.

C'est bien la seule de toutes les techniques que je n'ai pas subit moi-même, donc j'avoue que je me suis appuyé sur mes connaissances acquises, mais que ma part d'analyse perso est un peu plus au doigt mouillé.

Peut-être que d'autres personnes auraient un autre avis que le mien sur la question, et je serais ravi d'échanger avec elles pour connaître leurs points de vu.     

Mais il nous reste à voir le consentement.

Et bien exceptionnellement, je vais parler positivement dans cette partie de l'épisode.

Car, le consentement, ben le manipulateur vient de le perdre !

Cette technique est le signe du renversement qui s'opère chez la victime.

Alors, ne criez pas victoire trop vite !

Parfois, il faut relativement peu de temps pour en arriver à ce niveau de manipulation et d'emprise, mais des années et des années pour s'en sortir.

Il n'y aura pas vraiment de nouvelles techniques à proprement parler qui seront infligées à la victime passé ce seuil.

On restera plus ou moins sur les mêmes, celles que l'on à déjà vu.

Ce qui changera, ce sera surtout leurs fréquences et leurs intensités.

Mais, en tout cas, restons positif en sachant que les victimes commencent à contester, ou du moins à questionner l'emprise de leur geôlier.

Il faut savoir le voir et les encourager quand c'est possible.

Ce qui est le plus dur quand on veut aider quelqu'un sous emprise, c'est que faire germer cette idée, de l'extérieur, c'est presque impossible.

Il faut que l'idée germe à l'intérieur du cerveau de la victime. Que l'idée vienne d'elle.

Je l'ai dit plus d'une fois et je le redis, la confrontation ne fonctionne jamais, elle ne convainc que ceux qui sont déjà convaincus.

D'ailleurs, sachez-le, aussi, histoire d'en faire le deuil le plus rapidement possible, il n'y a pas de méthode de dés-emprise qui fonctionne à chaque coup.

Non. Il faut juste tenter, rester honnête avec la victime et honnête avec soi-même, et surtout espérer.

En gros, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on à, et faut jamais oublier que la victime aussi !

La peur ?

C'est la peur des victimes dont je voudrait vous parler.

La peur est constante, à ce niveau là, et même avant d'atteindre ce niveau là.

Et je voudrais vous parler d'une peur en particulier.

La peur de reconnaître ses erreurs, car selon moi, c'est la plus paralysante, la plus incontrôlable et la plus sournoise chez la victime.

C'est la peur d'avoir tort en publique. Exactement la même peur que celle du manipulateur.

Quand je vous disais qu'à leur contacte ils déteignent sur leur victimes.

C'est cette peur qui fait ressortir l'égo et qui peut faire prendre des décisions idiotes, voir dangereuses.

C'est très souvent cette peur qui ancre les victimes dans un déni de leur situation et qui leur fait perdre du temps.

Moi, je la vois comme la peur de demander pardon, et surtout de se demander pardon à soi.

Un homme à dit un jour qu'il ne perdait jamais dans la vie. Soit il gagnait, soit il apprenait.

Savoir apprendre, c'est savoir ne pas gagner. Donc s'autoriser à apprendre, c'est s'autoriser à ne pas vouloir toujours être le vainqueur.

C'est ça que les manipulateurs ne comprennent pas.

Ils ne savent pas dire pardon sans un mais derrière et transformer ça en reproche ou en prétexte.

Il ne savent pas dire merci, non plus.

Pour faire simple, toutes les choses qui demandent d'avoir en soi un minimum de reconnaissance sincère des talents des autres, ils ne l'ont pas.

Et quand ils l'ont, c'est pour l'exploiter pour leur propre besoin.

Reconnaître que les autres sont meilleurs qu'eux, et qu'ils peuvent utiliser leur talents sans que ça ne soit profitable aux manipulateurs, ça leur donne l'impression d'être des losers.

Peur de la faiblesse publique, peur de l'humiliation, peur de ne pas être à la hauteur, peur de montrer qu'ils ne savent pas, peur d'être ridicule en échouant, peur de ne pas gagner, toutes ces peurs se répondent et s'alimentent les unes les autres.

Et cette peur d'avoir tort en public, pour moi, c'est tout ça qu'elle représente, et qui les amènent à cette simple peur ridicule : La peur de s'autoriser a apprendre.

N'attendez pas d'avoir une certitude avant de fuir.

A trop vouloir attendre, vous allez endurer beaucoup trop de choses, et vous risquez de voir disparaître vos relations sociales et vos possibilités de vous protéger.

Il ne faut pas, non plus, culpabiliser, ou faire culpabiliser!

C'est normal, au bout de tout ce processus et de toutes ces épreuves, que votre perception de vous-même soit altérée. C'était le but de votre bourreau.

Il n'y a pas non plus à penser en gagnant ou en perdant !

La fuite n'est absolument pas une défaite. C'est l'outil le plus efficace que l'évolution humaine ait exploité pour persister jusqu'a aujourd'hui !

Ya aucun autre outil qui puisse surpasser la fuite, donc ne la voyez surtout pas comme quelque chose de négatif.

Car Il faut pouvoir s'échapper de cette emprise pour se déshabituer doucement et briser ce conditionnement.

Fuir peut être une véritable victoire ! C'est le signe que votre bien-être à repris de l'importance sur votre égo.

Il faut réapprendre à s'écouter, à se désolidariser de votre bourreau. Votre individualité, votre autonomie et votre liberté sont ce qu'il à voulu briser.

Les retrouver, les chérir et les affirmer sont votre seule chance.

Le chemin est très long, très dur, et pleins de doute, mais il reste le chemin le plus sûr vers votre apaisement.

Il ne faut pas s'en vouloir et se mépriser après tout ça.

Ce sont des pulsions de culpabilisation qui peuvent résulter du conditionnement manipulatoire.

Il faut accepter de ne pas avoir été à la hauteur pour ne pas se faire embarquer dans cette mécanique auto-culpabilisante.

Il faut se dire qu'on a fait ce qu'on à pu, mais que maintenant, il n'y a que la fuite.

Et c'est pour ça que j'ai parlé de la fuite depuis longtemps. La fuite est la seule solution immédiate dans les situations de manipulation extrême.

Sachant que c'est le mode de préservation ultime au bout du processus, alors si on veut se faire gagner du temps, autant la pratiquer au plus tôt.

Nous sommes donc arrivés à la fin de ces techniques, ou familles de techniques de manipulation.

Et je le rappel, j'ai fais ça selon mon analyse après m'être inspiré de mes expériences, de livres et surtout de témoignages.

Il y a donc 20 techniques, peut-être un peu globalisantes parfois.

Je comprend que l'on puisse vouloir y toucher pour catégoriser un peu plus et souhaité avoir un épisode à part entière sur une seule technique que j'ai un peu englobé avec d'autres, ou que j'ai peut-être oublié de mentionner, voila, c'est possible.

Mais en tout cas, mon idée était de lister tout ça pour commencer à se faire une idée, pour commencer à voir le problème dans son ensemble et en détails.

Alors, vouloir revenir sur la liste et son nombre de technique, ça peut être salutaire pour aider à mieux faire comprendre le problème de la manipulation malveillante, mais ça pourrait être aussi contre-productif.

Mais je ne me ferme pas à l'idée. Je vous invite à vous l'approprier, cette liste. Pour que vous ayez un œil critique sur l'éventail qu'elle représente et sur les techniques de résistance que j'ai proposé.

Et pour que vous puissiez aussi participer à la renforcer. Je ne demande que ça. Que l'on m'aide à la faire résonner, et à la renforcer.

J'ai la prétention de penser que cette liste pourrait parler du plus grand nombre des victimes, mais je ne crois pas pouvoir continuer à le faire tout seul.

Alors, je vous en prie ! Emparez-vous d'elle, testez-là, contestez-là, mettez-là à l'épreuve, pour que l'on puisse y revenir afin de lui retirer ses inefficacités et lui ajouter de quoi la renforcer.

J'espère que cette liste, autant qu'elle puisse évoluer, ne devienne pas uniquement un dogme de ju-jitsu mental qui prône la résistance par l'affrontement, par exemple.

Du combat, il y en a toujours, et il y en aura encore.

Et le combat, c'est bien beau, et je suis le premier à dire que c'est utile, mais il faut aussi savoir se mettre des limites !

Un peu comme des pense-bêtes, des rappels réguliers, il faut remettre en question ses propres mécanismes de défense, pour ne jamais oublier pour quelles raisons on se bat.

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Julius F. Kali
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